Naples

Naples est une ville touristique du sud de l’Italie et la capitale de la région de Campanie. Il s’agit de la plus grande cité méditerranéenne juste après Barcelone.

Fondée pendant l’antiquité il y a plus de 28 siècles, son nom antique était Parthénope, elle deviendra vite un des principaux centres culturels, politiques et commerciaux de l’Empire Romain antique.

Cette ville est connue pour une multitude d’aspects, comme l’aspect éducatif. Naples fut un des plus grands centres universitaires au niveau international.

Il y a, par exemple:

  • L’Université de Naples « Frédérique-II », qui est l’une des plus ancienne du monde
  • L’Université de Naples « L’Orientale », un institut ancien de langues orientales
  • L’École militaire Nunziatelle, une des plus connues d’Italie.
  • L’École napolitaine de musique, où l’Opéra bouffe et la chanson napolitaine furent écrits.

La ville est aussi connue pour son art et son architecture, comme avec, par exemple, le Baroque napolitain, le Théâtre napolitain, le Liberty napolitain ou encore l’École de Pausilippe.

Il ne faut bien évidemment pas oublié la fameuse cuisine typique napolitaine, et surtout la très connue « Pizza napolitaine ».

Activité a faire à Naples

Visiter Naples seul est possible, mais la ville offre beaucoup, et se déplacer parmi tous ses monuments, ses ruelles, savoir choisir le mieux de la ville et plus difficile.

Voici des suggestion d’activité a faire pendent votre vacance à Naples.

Comment arriver à Naples de Sorrente

Port de Naples

Arriver à Naples de Sorrente par la mer

Au départ de Sorrente, choisissez l’hydroglisseur, l’arrivée par la mer est déjà un spectacle.

Sur l’hydroglisseur, restez coté droit, cela vous permettra de voir la côte et vous arrivez au port de Naples.

Arriver à Naples de Sorrente par le train

Autrement vous pouvez arriver à Naples par le petit train local « Circumvesuviana ».  

Les billets s’achètent sur place à la gare ou dans un bureau de tabac et journaux.

Les principales stations desservies sont: Sorrento, Sant’Agnello, Piano di Sorrento, Meta, Vico Equense, Castellammare di Stabia, Pompei, Torre Annunziata, Torre del Greco, Ercolano Scavi, Napoli (Porta Nolana et Garibaldi).

Arriver à Naples de Sorrente en voiture

  • De Sorrente vous prenez la National SS145 jusqu’à Castellammare di Stabia
  • D’ici, vous prenez l’autoroute A3 pour Naples
  • Prenez la sortie « Centro/Porto« 
  • Entrez en Via Reggia di Portici
  • Tout droit sur Via Nuova Marina
  • Garez voter voiture au Garage Turistico en Via Alcide de Gasperi, 14 et continuer votre visite de Naples à pied

Histoire de Naples

Difficile de résumer l’histoire de Naples en quelques lignes. Si plein d’événements, invasions, couleurs et curiosité.

Sur cette page, vous découvrirez certains personnages qui ont contribué à l’histoire de Naples, du royaume de Naples et des deux-Siciles.

Le Général Jean-Étienne Championnet et Naples

Le Général Jean-Étienne Championnet à Naples

Le tableau, d’un artiste inconnu (probablement de l’école française), exposé au Musée du trésor de San Gennaro, représente l’annonce du prodige de San Gennaro du 22 janvier 1799, en présence de quelques officiers de l’armée française, menés par Championnet. .

Grand personnage de l’histoire Française mais aussi napolitaine: le Général Championnet. Nommé En 1798 commandant en chef de l’armée de Rome.

A Naples, Il était chargée de protéger la toute nouvelle république contre la Cour de Naples et la flotte britannique. Son l’armée n’en comptait que 8 000 en état de combattre et 15 cartouches par soldat.

Après quelques défaites, il rentre en vainqueur à Rome, s’empare de Capoue et de Gaëte. Capoue ayant capitulé le 10 janvier 1799, il entre dans Naples le 23 janvier 1799 et en chasse les Anglais et les troupes royales de Ferdinand IV. Il organise la République parthénopéenne qui ne durera que 8 mois.

Si vous passez par Naples, devant la basilique Santa Maria del carmine. Elle fut la « place de la Bastille » Napolitaine, car c’est là qu’y furent guillotinés les 400 jacobins ayant participé à la révolution.

Les deux reines Jeanne

Église de l’Annunziata à Naples

Deux reines nommées Jeanne ont régné sur Naples toutes les deux appartenaient à la famille des Angevins. La première, nièce de Robert d’Anjou, comtesse de Provence, est née en 1326 à Naples et fut mariée 4 fois!

La seconde, sœur du roi Ladislas, est née en 1373, Le fameux « bon roi René », conte de Provence, lui succédera et sera le dernier des angevins à Naples avant l’arrivée des Aragonais.

Plusieurs légendes souvent extrêmes sont nées en réalité sur des médisances médiévales d’époque et sont encore racontées aujourd’hui. Les deux reines Jeanne avaient plus ou moins le même caractère et régnèrent entre le XIV et XVI siècles. La légende aujourd’hui raconte l’histoire d’une Jeanne méchante. Impitoyable et luxurieuse, pratiquant la trahison et l’assassinat uniquement par soif de pouvoir ou par caprice!

On raconte que cette reine hébergeait dans son alcôve des amants de toutes extractions sociales. Envoyant même des émissaires parmi le peuple pour lui remmener de jeunes et beaux jeunes gents. Pour sauver sa réputation, Jeanne n’aurais pas hésité à s’en débarrasser, à peine ses envies satisfaites!

A ce propos, durant des siècles des rumeurs courraient que, dans le château Neuf, connu aussi comme « le Mâle Angevin« , il y avait une cachette secrète. Ses amants, terminé leurs ébats, étaient jetés dans ce puits et dévorés par des monstres marins! La légende raconte aussi que Jeanne offrait ses malheureux amants en pâture à un énorme crocodile. Pour éviter qu’ils n’aillent raconter les faits et méfaits de celle-ci. La légende d’un terrible alligator qui avait traversé la méditerranée pour finir dans les sous-sols du château. Devint dans la mémoire collective, l’artifice de la fin de ses jeunes amants. Peut-être que cette légende macabre et inquiétante, contribua à accroître la popularité et la curiosité envers Jeanne I et Jeanne II de Naples.

En réalité, la première mourut étouffée sous un oreiller par ordre de Charles Duras. Et il n’y a aucun souvenir resté dans la ville, ni tombe, ni portait. De la seconde Jeanne, il reste une statue dans un grand monument qu’elle fit ériger pour son frère Ladislas, dans l’église de « San Giovanni a Carbonara » et sa tombe se trouve au pied de l’hôtel majeur de l’église de « l’Annunziata ».

Origine de la fourchette

Origine de la fourchette

L’origine de la fourchette: Les italiens furent les premiers en Europe à s’en servir, naturellement à cause des pâtes, bien difficiles à consommer. 

C’est le roi Henri III, fils de Catherine de Médicis, qui a véritablement lancé la mode des fourchettes en France.

Si la fourchette nous est parvenue de la Chine ou du japon ou elle existait depuis l’antiquité, mes avec seulement deux dents, la fourchette que nous usons aujourd’hui, à 4 dents, est née à Naples.

Mais deux dents ne suffisaient pas au Roi de Naples, Ferdinand Ier (1751/1825) qui avait des difficultés à manger ses spaghetti! Alors, son grand chambellan, Gennaro Spadaccini, lui créa la fourchette à 4 Dents!

Petit détail qui n’a rien a voir avec la fourchette, Ferdinand Ier des deux-Siciles était marié avec Marie-Caroline d’Autriche, sœur Marie-Antoinette… Tout un autre destin!

Et pour des bonne pâtes de Sorrente, une fourchette peut servire… ou pas?

Polichinelle: Masque Napolitain

Polichinelle (Pulcinella)

Ou est né, qui a inventé Polichinelle: Masque Napolitain (Pulcinella)

Et a t’il vraiment existé? Voici quelques réponses à ses demandes.

Polichinelle: Masque Napolitain est né dans la région napolitaine.

Ses origines remonteraient à l’époque romaine lorsque l’on jouait des farces, appelées Attelanes, du nom de Attella, antique cité napolitaine.

Macchus ou Kikirrus, bouffons impertinents et sots seraient les ancetres de « Pulciniella ».

Une autre version viendrait de la ville de Acerra, près de Naples: vers 1500,  un certain Paolo Cinella on Puccio d’Aniello, natif d’Acerra, paysan plutôt grotesque et farceur, aurait été enrôlé dans une compagnie d’acteurs dont il aurait fait la fortune.

À sa mort, un de ses compagnons endosse le masque et transforme légèrement le nom du bouffon campanien.

Le personnage disparaît durant le moyen-age et un comédien du nom de Silvio Fiorello le réintroduit dans les spectacles napolitains.

Le théâtre San Carlino devient sa résidence officielle.

Polichinelle (Pulcinella, Policinella ou Pulciniella) serait un valet d’origine paysanne, rusé et grossier, simple et malgracieux, spirituel et gourmand, tout vêtu de blanc, il est caractérisé par son fameux masque, nez en bec de corbin, bosse et gros ventre, il parle en imitant le cri des oiseaux.

Polichinelle incarne le peuple napolitain, l’homme le plus simple, celui qui, sur l’échelle sociale, occupe la dernière place, bien conscient de tous ses problèmes, il garde malgré tout, toujours le sourire.

Il représente l’âme du peuple et ses instincts primitifs. Riche ou pauvre, il s’adapte à tous les métiers, de fidèle serviteur à boulanger, aubergiste , fermier , voleur, vendeur de décoctions miraculeuses. Il peut être arrogant ou lâche, et aime se moquer des puissants.

Sa principale qualité est la fourberie.

C’est avec sa proverbiale fourberie qu’il réussi à résoudre les problèmes les plus variés qui se présentent à lui, favorisant les plus démunis devant les puissants.

L’autre caractéristique qui le distingue, est sa capacité à ne jamais savoir se taire. D’où l’expression secret de polichinelle.

Polichinelle est le masque le plus connu dans le monde, il a été exporté par des artistes italiens émigrés il y a plusieurs siècles en Angleterre, où il devint « Mr. Punch », en Russie (Petrouchka), en Espagne (Don Cristobal), en Holland (Punk), en Allemagne (Kaspar).

Dans tous ces pays le personnage a la même sensibilité dramaturgique, mais aussi le même son aiguë de sa voix.

A Sorrente, le spectacle folklorique de la tarentelle, nous offre une très belle scène concernant Polichinelle, ou tous les sentiments y sont exprimés.

En bref, Polichinelle appartient maintenant au monde entier, tout comme Caruso, la pizza et les macaroni!

Tarantella Napolitaine

Tarantella napolitaine

Si vous êtes de passage à Naples, je vous conseille un très beau spectacle (clic ici), c’est un concert de musique traditionnelle napolitaine très sympa.

Tout d’abord vous y retrouverez toutes les plus fameuses chansons du répertoire napolitain: Funiculi Funiculà, ‘O sole mio, Torna Surrriento et d’autres.

Puis les danses typiques de cette fameuse Tarantella toujours accompagnées bien sûr de musique napolitaine.

Vous y retrouverez l’esprit des napolitains, son histoire, ses joies et ses tragédies, Polichinelle (personnage clef né à Naples) Masaniello et son destin tragique.

Que veux dire Tarantella?

Bien que cette danse soit diffuse dans une grande partie de l’Italie. Particulièrement dans le sud, elle est bien née à Naples.

La Tarantella est un grosse araignée noire, plusieurs versions. Un des plus plausibles serait la danse que faisaient les paysans pour éviter les morsures de celles-ci durant les récoltes dans les champs. Au moyen âge, en période d’obscurantisme, cette danse naît du peuple afin de remplacer les divinités païennes de la « Magna Grecia » (grande Grèce) On y fête un dieu qui pardonne et guéri de les piqûres infligées au « Tarantato ».

Si par contre vous loger à Sorrente, ne ratez pas le spectacle folklorique local de la Tarantella Napolitaine.

Histoire de la Tarantella

L’histoire de la Tarantella est un histoire de répression, répression de la culture populaire, paysanne, archaïque, liée aux fables et aux rites de la terre et des astres. Pendant le Concile de Trente, la musique est interdite est vue comme un élément démoniaque. Cependant la Tarentella continue tout de même dans les villages et forets les plus retirés et cachés du peuple, elle guéri ou mène à la tentation. Les musiciens populaires continuent de jouer pendant des heures et des heures avec leurs tambours, les flûtes et la lyre, ses mélodies sensuelles, sur les places des villages, avec ou sans la présence d’un « tarantato ».

Au cours des siècles la musique se transforme, le  » tarantisme » diminue et fini par disparaître. De génération en génération, ces danses collectives ou de couple se transforment. Ont les retrouve sur les places de village, dans les processions. Elles deviennent poétiques et l’amoureux les chante sous la fenêtre. de sa belle.

Avec l’arrivée des musiques noirs américaine, la tarantella ajoute de nouveaux instruments plus rythmiques, seulement dans certaines campagnes du sud de l’Italie survie encore la musique moyenâgeuse avec ses danses liées encore à cette croyance originale.

Voir Naples et mourir

Voir Naples et mourir

Pourquoi dit-on voir Naples et mourir? En italian « Vedi Napoli e poi muori », la traduction réelle est « vois Naples et puis meurs ».

Voici l’explication d’où vient l’expression voir Naples et mourir.

Il y a plusieurs versions:

  • La première, qui n’a aucune preuve mais pourrait être la plus réelle, serait arrivée à nos jours par l’intermédiaire d’un obscure poète romainQui avait vu Naples et un petit village qui se nommait « Mori ».
  • Autres versions plus proche de nous, sont celles attribuées à Alexandre Dumas père. Grand personnage qui séjourna longtemps à Naples en 1861. Il est nommé directeur du musée archéologique de Naples et du site de Pompéi. Dans Olympe de Clèves il écrivait Voir Naples et mourir, dit le Napolitain, Qui n’a pas vu Séville n’a rien vu, dit l’Andalou, Rester à la porte d’Avignon, c’est rester à la porte du paradis, dit le Provençal.
  • Stendhal, follement amoureux de la ville de Naples, estimait qu’il fallait au moins avoir vu Naples une fois dans sa vie avant de mourir!
  • Goethe écrivait dans son journal de voyage en Italie, de Naples: « Quoi qu’on dise, quoi qu’on raconte ou qu’on dépeigne, Naples dépasse tout: la rive, la baie, le golfe, le Vésuve, la ville, les campagnes voisines, les châteaux, les promenades… J’excuse tous ceux à qui la vue de Naples fait perdre les sens ».

Personnellement j’ai donc vu Naples. J’y ai même vécu, mon fils y est né est je suis encore là, sans aucune envie de « mourir »!

Musique à Naples

Si vous êtes de passage à Naples, je vous conseille un très beau spectacle (clic ici), c’est un concert de musique traditionnelle napolitaine très sympa.

Ce qui suit sur la chanson napolitaine, à été écrit pour des conférences par Mme Josette Rance. Cette merveilleuse petite femme a consacré la troisième partie de sa vie à faire des recherches sur des sujets qui l’intéressaient particulièrement, la musique est sa passion.

Ses conférences étaient accompagnées de nombreuses diapositives de NaplesCapri, le Vésuve, et de musique napolitaine, naturellement. Maintenant elle va atteindre sa 88° année, les conférences, c’est terminé mais le gout de la recherche lui est resté. Il suffit de lui téléphoner et 15 min après, elle vous rappelle avec la réponse dans 90% des cas!

Je vous transcrirai donc ce qui à fait les délices de certains cercles, certaines paroisses, a Vichy, à Paris et ailleurs. Cette Merveilleuse petite femme de 1 mètre et 54 centimètres (Chut! Elle veux pas que ça se dise!), c’est ma mère.

Chansons Françaises d’origine Napolitaine

Chansons françaises d'origine napolitaine

Saviez vous que certaines chansons qui sont devenues des classiques de la chanson française, ont des origines napolitaine, voici quelques exemples de Chansons Françaises d’origine Napolitaine.

Qui d’entre vous ne connais pas « Bambino » chanté par Dalida, ou encore « tu vuoi fa l’americano », chanté par Dany Briant.

Dans les années 50, ma maman chantait « tu n’a pas très bon caractère, après tout qu’est ce que ça peut faire… ».

Et bien ces chansons ont été écrites par un certain Renato Carosone en 1956, grand auteur compositeur de la chanson napolitaine.

Cette chanson s’appelait « guaglione » c’est à dire, gamin. Les paroles ont été assez respectée.

Le napolitain est une vrai langue et non point un dialecte. D’ailleurs le dernier roi du royaume de Naples, Francesco, avant l’unité de l’Italie en 1860, ne parlait qu’en napolitain!

Mais revenons à la Chansons Françaises d’origine Napolitaine, d’autres encore ont eu des succès internationaux, tel que « O sole mio », Torna Surriento (reviens à Sorrente),  chantées  en anglais par Elvis Presley, Funiculi Funicula, et certaines autres font parti du répertoire français et certainement vous serez surpris de savoir qu’une chanson que chantait votre maman, votre grand-mère, à l’origine n’est pas française mais napolitaine.

Vous rappelez vous cette chanson qu’interprétait en France: « Tu n’as pas tres bon caractère » chantée par Lucienne delyle, Dalida, Tino Rossi et d’autres ancore.

Ma maman qui aujourd’hui va avoir 89 ans, la chantait il y  a plus de 60 ans, en faisant son ménage.

Et bien oui, cette chanson est également napolitaine à l’origine.

Le titre: Scapricciatello,  en Italie, parmi tous les interprètes,  une grande actrice l’avait interprétée, Anna Magnani. Certains s’en souviendront.

En voici une que j’ai appris à l’école, l’avez vous fredonnée vous aussi?

Elle fut écrite en 1849 par un napolitain d’origine française , un certain Teodoro Cottrau: « Santa Lucia »

Oh Santa Lucia
rive indolente
que berce entre ses bras
Naples l’ardente
Oh merveilleux pays
resplendis dans la nuit
Santa Lucia
Santa Lucia

Enrico Caruso

Enrico Caruso

Enrico Caruso naquit à Naples le 25 février 1873, fils de Marcellino et d’Anna Baldini, issu d’une  famille nombreuse. Il est considéré par de nombreux critiques comme le plus grand chanteur d’opéra de tous les temps.

Il grandit dans un le quartier populeux de « Sangiovanniello ». Aux Ottocalli, 7 avec ses 6 frères. La famille était pauvre et le père avait de grandes difficultés pour arriver en fin de mois.

Cependant, dans cette période difficile, Caruso mit en évidence ses capacités de chanteur en devenant un enfant prodige. « Carusiello » entra dans le chœur de sa paroisse sur l’insistance d’une amie de famille. Une certaine Rose Barretti qui le présenta au curé. Par la suite, en déménageant, il alla chanter dans l’Église du nouveau quartier avec le prêtre Giuseppe Bronzetti. Qui le voulut soliste durant la « Messe » de Mercadante et protagoniste dans une farce musicale « Les brigands dans le jardin de Don Raffaele ».

Vers 1885, a peine adolescent, il quitta l’école. Et commença à s’imposer parmi les « posteggiatori » (chanteurs ambulants dans Naples, tradition remontant au XVIème siècle). Tout en travaillant dans une usine métallurgique. En 1891, il chante dans un établissement balnéaire pour une lire par jour. Le baryton Missiano le présente au maître Guglielmo Vergine avec qui il commence à étudier le chant, en alternance avec son travail de mécanicien.

En février 1894 il est appelé aux armes. Dans un détachement de la XIII artillerie. Grâce au sergent Major Nagliati, après 45 jours, son frère Giovanni prend sa place pour lui permettre de continuer ses études. Le 15 mars 1895 il débute à 22 ans au Nouveau Théâtre de Naples, en forme privée, dans une oeuvre du Maître Domenico Morelli, « L’ami Francesco ». Le 28 mars de la même année, il fait son apparition dans dans Faust au théâtre Cimarosa de Casert..

Ainsi commença sa prodigieuse carrière qui l’emmena dans les plus grands théâtres d’Europe et d’Amérique. De la Scala de Milan, au Covent Garden de Londres et au Metropolitan de New York, où il resta entre 1903 et 1920, s’assurant partout l’applaudissement enthousiaste du public.

La chanson napolitaine

Chanson Napolitaine

Il est impossible de donner la célèbre date exacte de la naissance de la chanson napolitaine. Du temps des Normands (1140-1195). De cette époque, on a recueilli une chanson les lavandières du Vomero. Le Vomero est une des collines qui entourent Naples et sur laquelle est bâti le Monastère de San Martino.

Il existe un dicton Napolitain qui dit:

A Napoli se nun se canta se more
(A Naples si l’on ne chante pas, on meurt)

La première époque du chant napolitain remonte au XV siècle.

Dans le nord de l’Italie on appelle ses chansons Frottola, c’est une composition populaire caractérisée par un refrain. La poésie est écrite spécialement pour être mise en musique. Elle est souvent banale. Les poètes et musiciens de cour prennent même l’inspiration populaire pour leurs compositions.

Pour comprendre la chanson napolitaine, il faut d’abord comprendre le caractère napolitain. En 1845, un écrivain Sicilien, émigré à Naples, Emmanuel Bidera, le définissait ainsi:

La noblesse ne sait pas se dépouiller de la fierté espagnole (héritage de l’occupation du XV siècle) et le peuple ne sait pas oublier qu’il a été Grec et conserve les usages des anciens spartiates, le Lazzarone (voleur à la sauvette) n’est ni esclave affranchit des romains, ni un Ilote. C’est un home libre, désinvolte, spirituel qui a hérité des superstitions des Étrusques et des Latins comme la Jettatura (le mauvais œil), à lire, Jettatura de Théophile Gautier.

Ce peuple n’a de vie intime que durant les quelques heures de sommeil. Il est laborieux et pacifique. Le vendeur qui crie dans la rue, vous le verrez s’étendre dans cette rue et dormir au soleil dés que sa marchandise sera écoulée.  Il aime aussi les étrangers et invite souvent. Pour cela il dépensera sans compter, insouciant, il bavarde, fait du tapage mais est incapable de haïr.

Toutes les chansons napolitaines reflètent ces caractéristiques. Les premiers inspirateurs du chant napolitain sont l’amour, la lumière et la chaleur. Naples est par définition la ville du soleil et de l’amour.

La chanson napolitaine n’est pas et ne peut être considérée comme un chant populaire. Elle a été crée par des auteurs qui reflètent dans leurs compositions le sentiment du peuple à travers sa propre sensibilité. La musique contient des chansons expressives d’une douceur mélancolique, qui alterne joie et frénésie qui sont le propre du peuple napolitain.

Les deux formes précisées de chanson

  • La Tarantella.
  • La Nenia qui signifie lamentation.

La première accompagne les fêtes et les danses du peuple, son rythme est très vif et s’étend souvent dans une tonalité mineure qui évoque la mélancolie, ou l’on retrouve souvent des moments de gaieté insouciante. La Nenia est encore la trace vivante des mélodies et genres musicaux antiques grecs.

La Tarantella est d’auteur inconnu. Cela voudrait dire « Tarantolla », c’est-à-dire une araignée venimeuse de la pouille. Sa piqûre donne la danse de Saint Guy qui fait tourner les gens en cercle. L’étymologie dériverait aussi du nom de la ville de Tarente. La traduction de l’une des plus fameuses chansons de Tarentelle est:

Allons voir sur la plage
illuminée par la pleine lune
les pécheurs de Mergellina
qui dansent la tarantelle

Au XIII siècle, Charles D’Anjou, né en 1226, frère de Saint-Louis, se voit offrir par le Pape Innocent IV, ce royaume, pour diminuer la puissance de Conrad, héritier de Frédéric de Hohenstaufen, lui-même descendant du célèbre Empereur Frédéric Barberousse. En 1282, Charles d’Anjou fait construire le Castel Nuovo ou Castel Angioino sur des plans du château d’Angers. Des fêtes ont lieux pour cet événement.

Robert d’Artois se rend a Naples et emmène avec lui le Trouvère Adam De La Halle qui, pour la circonstance, écrit un drame, genre lyrique Le jeu de Robin et Marion, au milieu de mystères et miracles, joué dans ce XIII siècle. C’est un pièce profane. De la Halle meurt à Naples en 1285.

Les XV et XVI siècles

Déjà dans ce XV siècle, l’Italie et Naples en particulier connaît le degré de perfection de la musique polyphonique rapportée par les Maîtres étrangers et surtout les Flamands.

Roland De Lassus qui séjourna à Naples une dizaine d’années, connu les poètes locaux qui lui inspirèrent des mélodies. Il est né à Mons, en Belgique, en 1532 et mort à Munich en 1594.

Orlando di Lasso, comme on le nommait en Italie, a laissé une villanelle fameuse, Sto core mio (ce cœur à moi). La Villanelle est typiquement Napolitaine, chanson à 2 ou 3 voix, elle est souvent chantée en dialecte. La traduction du mot villanelle veut dire à peu près, chant de vilain, de paysan plutôt médisant.

A la fin du XV siècle, on l’emploie dans les comédies à Madrigal, ancêtre du mélodrame d’où est sorti en Italie, mais un peu plus tard, l’opéra Bouffe. Durant tout le XVI ème Siècle, se développe dans les milieux cultivés, parallèlement à la poésie raffinée, un gout pour la poésie populaire.

A Naples, né vers 1560, Carlo Gesualdo, Prince de Venosa, entouré de musiciens dans la maison de son père, il fréquente aussi et devient l’ami de Torquato Tasso, né à Sorrente en 1544.

Gesualdo met en musique plusieurs poèmes du Tasse, tel que:

Je suis de glace au dehors
et le feu brûle en moi
Si je me tais, la couleur me gagne

Vers la fin du XVI siècle, la villanella se transforme en chansonnette et se fond sur un air de danse (la gaillarde). Elle reste le témoignage du chant populaire napolitain qui était chanté dans les rues, sur les places, souvent accompagné de luth, de flûte ou cornetto. Après avoir écrit La Jérusalem libérée, Torquato Tasso, qui hantait les cours italiennes (surtout à Ferrara la famille d’Este) meurt en prison à Sorrente en 1595.

Gesualdo subit à Naples l’influence de Palestrina et compose des airs religieux. Naples, ce morceau de ciel descendu sur terre, est alors une vrai pépinière de musiciens et instrumentistes nés dans la ville même où qui viennent y enseigner et y mourir.

On en compte pas moins d’une dizaine, parmi eu Provenzale, né à Naples, qui est l’un des fondateurs de l’école napolitaine.

Les XVII et XVIII siècles

Le XVII siècle voit la naissance du Mélodrame et le déclin de la chanson napolitaine. Mais l’école Napolitaine fondée par Francesco Provenzale, né à Naples en 1624 et mort dans cette ville en 1704, est appelée à jouer un rôle dans toute l’Europe.

XVIII, la chanson napolitaine reprend de l’importance, Naples est le centre le plus important de l’Italie grâce à ses écoles ou conservatoires: Conservatoire des Pauvres, Conservatoire Sainte Marie de Lorette, Conservatoire Saint Onofrio et Conservatoire La Pietà dei Turchini.

Ce sont des œuvres de bienfaisance, qui deviennent comme à Venise le célèbre Ospedale de la pietà, des écoles de chant, puis de musique et ont comme maîtres les plus grand compositeurs Napolitains. Le plus célèbre pari eux fu Alessandro Scarlatti, dont nous  reparlerons plus loin.

Une autre cause de reprise musicale de Naples est l’avènement de Charles de Bourbon, fils de Philippe D’Espagne sur le trône du Royaume des Deux  Sicile en 1734. Ami des arts et de la musique, il trouve le théâtre de San Bartolomeo trop antique. Il fait construire un théâtre de cour à coté du Palais Royal. Bâti en 270 jour, le nouveau théâtre pris le nom du fondateur et fut inauguré le 4 novembre 1737, jour de la Saint-Charles (San Carlo) avec un opéra de Sarro un autre napolitain, sur un livret de Métastase qui étudia à Naples. Métastase est resté célèbre pour un livret de la Clémence de Titus, opéra de Mozart.

Leonardo Vinci (ne pas confondre avec le peintre florentin) né en Calabre en 1690, est mort à Naples en 1730. Il fut le maître de chapelle du Prince de San Severo et de la chapelle royale de Naples et il est aussi l’un des premiers à s’inspirer des chansons populaires dans un mélodrame, lo cecato fauzo. Il a écrit plusieurs chansons populaires dont sur le sorbier et le Néflier.

Le mélodrame se transforme en opéra-bouffe, représentant la vie de Naples, ses rues, ses lieux publics. La commedia dell’arte y emprunte son fameux Pulcinella (Polichinelle) typiquement napolitain.

Naples, depuis l’arrivée de la famille d’Anjou sur le trône, fut la ville musicale par excellence. La beauté du paysage aidant, elle attira de nombreux compositeurs étrangers. Parmi les plus illustres, au XVIII siècle, Georg Friedrich Haendel fit 3 voyages en Italie et séjourna en 1708 un an à Naples. Il y composa son opéra Agrippina et une cantate intitulée Parthenope, en souvenir de la célèbre sirène. Ce qui le frappa le plus, furent les écoles de musique ou l’on enseignait le chant à une certaine catégorie d’élèves: les castrats. Ces chanteurs avaient subit dés l’enfance, un cruelle mutilation, la castration, afin d’éviter la que la mue ne transforma leur voix à l’âge adulte. Le plus célèbre d’entre eux, Farinelli, né en 1705 à Andria (province de Bari, alors intégrée au Royaume de Naples).

Au départ ces enfants chantaient dans les églises, mais peu à peu, ils chantèrent dans les théâtres, les concerts et, lors de l’avènement de l’opéra, ils eurent de grands succès. C’est à eux que nous devons l’art du Bel Canto.

A Naples, Haendel fréquenta les Scarlatti, père et fils qui l’influencèrent beaucoup. Alessandro Scarlatti, est né à Palerme le 2 mai 1660, élève de Provenzale à Naples, il est bientôt nommé Maître de Chapelle et devient rapidement le musicien de l’aristocratie napolitaine. Il compose pour les fêtes et il est considéré comme le précurseur de Mozart en utilisant pour la première fois l’ouverture dite « à l’italienne ». Il meurt à Naples le 22 octobre 1725.

Son fils Domenico, né à Naples le 1 octobre 1685, est resté le plus célèbre. Élève de son père au conservatoire dei Poveri di Gesù Cristo. De 1709 à 1714, à Rome, il est au service de la reine Marie-Casimir de Pologne et devient, par son intermédiaire, Maître de Chapelle de l’ambassade du Portugal. C’est ainsi qu’on le retrouve à la cour du Portugal en 1720 et ensuite à Madrid, au service de l’infante Maria Barbara qui avait épousé le Prince des Asturies. Durant 27 ans, il compose pour le clavecin, en particulier pour Maria-Barbara qui était très douée. La plus part de ses sonates lui sont dédiées. Il restera en Espagne jusqu’à sa mort, en juillet 1757.

Il est dans un large mesure, le créateur de la technique moderne du clavier et son influence s’étend jusqu’à Liszt. Romain Rolland disait que dans ses œuvres de musique de chambre, Scarlatti a pu entièrement perfectionner l’orchestre.

En ce XVIII siècle, l’école Napolitaine est appelée à jouer un rôle dans toute l’Europe, après l’école Vénitienne. L’art instrumental est fortement développé. Les plus illustres maîtres ont laissé un témoignage d’un style moderne, tendant vers la musique de chambre et l’orchestre.

C’est donc à Naples qu’est né l’opera buffa. Un de ses premiers compositeurs fut Giovanni Battista Pergolesi, né prés d’Ancône en 1710. D’origine modeste, il étudia au conservatoire dei Poveri à Naples. On raconte que

Maria Spinelli, la fille du Prince de Cariati, oui, amoureux l’un de l’autre, surpris dans la chapelle du palais. Sommée par ses frères de se choisir un époux noble dans les trois jours, ou de périr par leur épée,… leur répondit au bout de trois jours qu’ayant choisi l’époux le plus noble de tous, Dieu, elle voulait se faire nonne au couvent de Santa Chiara. Un an plus tard elle était morte de chagrin. La cérémonie funèbre eut lieu dans la grande église du monastère. Pergolesi avait écrit la messe. Il la dirigea lui-même, debout devant le catafalque noir. Miné par la douleur il mourut peu après. Il s’est retiré à Pouzzoles, dans une maison qui donnait sur le port. Le murmure de la mer étouffa son dernier soupir. Il avait vingt-six ans.

Extrait de Porporino ou les mystères de Naples de Dominique Fernandez c’était en 1736. Pergolesi écrivit aussi des opéras qui sont les ancêtres de l’opéra comique. En 1752, après sa mort, triomphe à Paris sa Serva Padrona (servante maîtresse), crée en 1733 au théâtre San Bartolomeo de Naples ou elle eu un énorme succès. A Paris, elle est à l’origine de la fameuse querelle des Bouffons, querelle entre les partisans des opéras français et ceux de l’opéra italien.

Un autre Italien, Niccolò Piccinni, né à Bari en 1728, est à l’origine d’une autre querelle, celle des Piccinistes et des Gluckistes. Destiné à la prêtrise, Piccinni est envoyé au conservatoire San Onofrio de Naples. En 1776, il se rend à Paris ou Marie-Antoinette et Marmontel le protègent. Mais à Paris, il trouve un rival en la personne de Gluck qui vient de triompher avec son opéra Armide. Pour s’attirer le triomphe, les deux compositeurs écrivent une œuvre chacun de leur coté: Iphigénie en Tauride. C’est l’œuvre de Gluck qui déclenche la nouvelle querelle et devait changer l’orientation de l’opéra. Piccinni meurt à Paris en 1800.

Autre oeuvre du baroque, peu connue, « La finta cameriera » de Gaetano Latilla, né en 1711 à Bari et mort à Naples en 1788. Il était âgé de vingt-cinq ans lorsqu’il fit représenter à Naples son premier opéra, qui réussit et le fit connaître. En 1749, dans une famille pauvre d’Aversa, au Nord de Naples, naissait Domenico Cimarosa. Il reçu à Santa Maria de Loretta à Naples, une éducation très complète. Il était le grand rival de Giovanni Paisiello, musicien mort à Naples en 1816 et resté célèbre pour son œuvre « Il barbiere di Siviglia« , histoire qui sera reprise plus tard par Rossini. Cimarosa écrit à Venise un opéra « Il matrimonio segreto » (Le mariage secret) qui devait se jouer 110 fois à Naples. En disgrâce lorsque les Bourbons régnèrent à nouveau sur le royaume de Naples, il s’exila en Sicile, à Palerme ou il fut professeur au conservatoire. Stendal le traité de « délicieux mélodiste ». Cimarosa est mort à Venise en 1801.

Un autre napolitain célèbre, Ruggero Leoncavallo, s’illustra au XIX siècle par son opéra Pagliacci (Paillasse  en français). Il est né à Naples en 1857 et mort à Montecatini en 1919.

Le XIX siècle

L’éclosion de la chanson napolitaine se fait surtout au XIX siècle. Elle reflète toujours les sentiments du Peuple. Teodoro Cottrau, un musicien napolitaine d’origine française, devait composer l’air le plus célèbre, Santa Lucia dont voici la traduction originelle:

Quand brille
la pleine lune!
Venez venez
à Santa Lucia!
Le vent est frais
pour qui veut s’amuser à la mer,
La tente est prête
pour le repas;
Et quand on est assemblé
Il n’y a plus de mélancolie
Puis-je approcher ma barquette
Y a-t’il quelques clients?

Chantée dans toutes les langues par tous les plus grands ténors, Santa Lucia restera l’hymne des pécheurs du quartier de Santa Lucia ou le soir, on dansait la Tarantelle. D’autres chants s’inspirent des métiers comme « lo Tiramo » (tire-molaire, dentiste). Sur les plages, sur le port, il était d’usage de le trouver avec une tenaille pour vous arracher la dent!

En 1880, Salvatore di Giacomo s’inspirait des chants populaires des siècles précédents pour créer la chanson d’art telle que Marechiaro qui raconte l’histoire simple d’un pécheur amoureux qui allait donner la sérénade à sa belle. S’il y avait un géranium à la fenêtre de celle-ci, il pouvait s’approcher avec sa barque sinon, il passait au large. Cette chanson illustre bien la Nenia, chanson mélancolique napolitaine.

De nombreuses chansons deviendront fameuses dans le monde entier, Eduardo Di Capua et Giovanni Capurro composent en 1898 O Sole Mio.

Funiculì funiculà fu composé par Luigi Denza en 1880 pour la fameuse fête de Piedigrotta à Naples afin de promouvoir le très récent funiculaire qui grimpait sur le Vésuve. Ce dernier fut détruit en 1944 lors d’une éruption du volcan. D’autres compositeurs durant cette fin du XIX siècle créaient des chansons qui font encore le tour du monde. En 1902, les frères De Curtis composent Torna a Surriento qui sera reprise en 1961 par Elvis Presley (Surrender).

Le XX siècle

Le XX siècle, hélas, voit le déclin de la chanson napolitaine. L’ère de l’école napolitaine est terminée.

Salvatore Rosa, peintre, poète  fameux, né à Arenella, près de Naples en 1915, peint des batailles, écrit des satires en vues et se divertit à composer des chansons en dialecte. Le tout se rapporte aux incursions Sarrasines dont la campagne Napolitaine et la Côte Amalfitaine a eu beaucoup à souffrir.

Michelemma’ raconte l’enlèvement par les Sarrasins et la séquestration de Michela, la fille du notaire.

En 1873, naissait à Naples le plus célèbre chanteur de tous les temps: Enrico Caruso Fidèle à sa ville natale, il ne dédaignait pas de chanter les vieilles chansons napolitaines. Pourtant, à ses débuts au San Carlo, il chanta sans succès dans L’elisir d’amore de Gaetano Donizetti. Il meurt à Naples en 1921.

Renato Carosone, ce nom vous est probablement inconnu et pourtant ce chanteur compositeur napolitain à donné au monde de la chanson populaire des refrains que vous connaissez certainement. Qui n’a pas fredonné ou entendu cette chanson « tout ça m’est égal, du moment qu’on s’aime » par Dalida ou bien encore « tu vuoi fà l’americano » par Dany Briant? Et celle là par Gérard Darmon (mais aussi par Dean Martin et Sofia Loren) Dalida encore avec Bambino, Ho la la. Ce grand personnage a écrit ses chansons en napolitain. Le napolitain est une langue, pas un dialecte, Naples fut la capitale d’un grand Royaume.

Renato Carosone grandit au sein d’une famille de trois enfants, il obtient son diplôme de piano en 1937. Il fut ensuite engagé par une compagnie artistique et part en Afrique Orientale durant 9 ans. Il y fit la connaissance de sa future femme Lita, avec qui il eut un fils (Pino). En 1946, il revint à Naples mais s’installa très vite à Rome où il devint populaire dans le monde musical. En 1949, avec son ami napolitain Gegè Di Giacomo (à la batterie) et le Hollandais Peter Van Wood (à la guitare électrique), il créa le Trio Carosone, qui devint quartette puis sextette en 1957.

Avec ses six musiciens polyvalents (l’un joue, entre autres de la cornemuse) et beaucoup d’exubérance napolitaine, Renato Carosone, pianiste arrangeur, aborde chaque note avec une optique originale. Il fut principalement remarqué pour ses chansons napolitaines. Dont les plus connues: « Maruzzella », « Tu vuo’ fa’ l’Americano » ainsi que « Mambo italiano ». Il présenta aussi différentes émissions télévisées jusqu’en 2001. Il a également interprété le titre « Istambul », très swing, que l’on peut retrouver sur la compilation Cannes 2001 Palm Beach Villa Mogador (FGL Productions). Renato Carosone est mort à Rome le 20 mai 2001.

Êtes-vous prêt à revivre la musique traditionnelle napolitaine? (C’est parti!)

Les grands musiciens de passage a Naples

Au cours des siècles l’Italie et Naples ils ont attiré de nombreux musiciens étrangers. Ce n’était pas seulement une terre privilégiée, un pays plus musical que les autres, c’était la musique elle même. Le plus célèbre parmi les musiciens fut Mozart, âgé de 15 ans, il passa 6 semaines à Naples en 1769. Il était accompagné de son père Léopold qui, dans une lettre à sa fille Nannerl, trouve « bien chères les excursions autour de la ville ».

Wolfgang Amadeus Mozart, s’intéressera surtout au Naples musical. Les Mozart étaient les hôtes de Hamilton qui possédait la villa Angelica au pied du Vésuve. Ce séjour fut pour l’imagination du jeune musicien, un temps de repos et de trêve. « Cette ville », écrit-il à sa sœur Nannerl, « est un paradis pour les paresseux, on y dort toute la journée ». Il passait ses soirées au Teatro Nuovo ou au Teatro San Carlo.

Il se fit entendre dans les cercles particuliers et donna même une Académie Publique au Conservatoire de la Pietà dei Turchini. Le concert fut marqué par un incident comique où l’on retrouve l’esprit superstitieux des Naples, patrie de la « jettatura » (mauvais œil). Lire le roman de Théophile Gautier: Jettatura.

On s’émerveillait du talent de Clarinettiste de Mozart, surtout de l’habileté de sa main gauche, lorsqu’un spectateur s’avisa que Mozart portait un anneau à l’annuaire de cette main. Il fallut que Mozart ôte cette bague pour lui prouver que ce n’était pas un talisman lui permettant sa dextérité. Dans sa correspondance avec sa Sœur, on a nettement l’impression que la beauté des paysages ne l’a pas frappé. Une seule chose cependant l’a impressionné, ce sont les vestiges des champs Phlégréens à Pouzzoles et la Solfatare.

Presque vingt ans plus tard, en 1787, Mozart composait Don Giovanni. C’est Spontini, né à Ancône (Italie) en 1774 et élève au Conservatoire de la Pietà dei Turchini, qui, en 10811, faisait jouer cette œuvre à Paris pour la première fois. Gaspare Spontini est surtout connu pour son opéra La Vestale. Il restera 1 an à Palerme. Il était maître de chapelle à la cour des Bourbons lorsque, en 1798, elle fut chassée de Naples par l’avènement de la République Parthénopéenne (avec l’aide du Général Championnet). Spontini vécu beaucoup à Paris à partir de 1803 mais il retourna mourir à Majolati son pays natal en janvier 1851.

Une chanson Napolitaine du XIX siècle « Te voglio bene assaje » (je t’aime beaucoup) a été composé, dit’on, par Gaetano Donizetti. Né à Bergame en 1797, Il s’établit à Naples en 1827 et devint professeur au « Real Collegio di Musica ». Il fit représenter en moyenne 3 opéras par En 1838, il quitte Naples pour Paris. Ses œuvres les plus connues sont « l’élixir d’amour », « Lucie de Lammermoor » et « La favorite », créé en 1840 à l’opéra de Paris. La célèbre Carlotta Grisi dansa le pas de deux de « La Favorite ». Donizetti mourut à l’hôpital psychiatrique en 1846 à Ivry.

Toute l’histoire d la musique Italienne du 19ème siècle se joue à peu près entièrement autour de l’opéra. Depuis 1776 un nouveau théâtre va concurrencer l’influence de la supériorité du San Carlo. C’est « La scala » de Milan. Naples conserve cependant le privilège de ville musicale par excellence. Le Plus célèbre impresario des théâtres Napolitains fut Domenico Barbaja. Il invita en 1815 le jeune Giacomo Rossini à la direction du théâtre San Carlo afin d’y écrire 2 opéras par an. Il y resta de 1815 et 1824. Entre temps, il écrira un de ses plus célèbres opéras, « Le Barbier de Séville ». Giacomo Rossini est né à Pesaro le 29 février 1792. Il étudie la musique à Bologne mais c’est à Venise qu’il triomphe en 1812 avec « La Scala di Seta » (l’échelle en soie). C’est à Naples qu’il rencontre la célèbre chanteuse Isabel Colbran, amante de Barbaja. Elle s’enfuira avec lui pour l’épouser le 12 mars 1822.

Un an avant, Rossini se lie à Naples avec Ferdinand Hérold, Musicien Français, compositeur de l’opéra « Le pré aux Clercs ». Hérold avait séjourné à Naples du temps du roi Murat. Il y avait enseigné la musique aux enfants royaux et ses souvenirs sont remplis des paysages Napolitains. Rossini quitta Naples en 1823. Il vint vivre à Paris ou il mourra en Novembre 1868. En Souvenir de Naples et de ses environs, il composa « La Danza » inspiré de la tarentelle Sorrentine. On l’enterra au Père Lachaise mais en 1897, ses cendres furent transférées à Florence dans la Basilique de Sainte Croix.

Au début du XIX siècle, les conservatoires Napolitains conservent leur bonne renommée. Vincenzo Bellini, né à Catane en Sicile, en 1801 y étudie sous la direction de Zingarelli. Né lui aussi à Naples en Avril 1752. Bellini est parmi les plus grands compositeurs d’Opéra du XIX siècle. Dés son plus jeune âge, il montre une aptitude particulière pour la musique. Il se fait connaître comme compositeur de musique sacrée et organiste à Catane. C’est surtout à la Scala de Milan avec « Norma »  et « la Somnambule »qu’il devint célèbre. Bellini s’établit en France où il était protégé par Rossini et se lia avec Chopin. Il mourut à Puteaux en 1835.

Si les musiciens Italiens viennent à Paris pour y chercher la consécration, les musiciens étrangers aiment toujours se rendre en Italie, terre musicale. Et en particulier à Naples, ville qui brille toujours dans le monde musical. C’est ainsi qu’n 1831 un jeune compositeur allemand de 20 ans, prépare un voyage de rêve pour tous musiciens: l’Italie. Né à Hambourg en 1809, Felixmendelssohn, fils d’un riche banquier de la ville, est déjà célèbre pour ses compositions tel que: Le songe d’une nuit d’été en 1827, les Hébrides ou la grotte de Fingal en 1830. Durant son séjour en Italie, il correspond beaucoup avec sa sœur Fanny et ses parents. C’est grâce à ces lettres que nous connaissons ses impressions, en particulier, à propos de Naples.

Naples 20 avril 1831 à sa sœur Fanny:

« Il m’est impossible de vous décrire ce pays-ci. Je jouis de la vue de la mer et des côtes de Sorrente. Chère Fanny, je suis de l’avis que tu exprimais déjà il y a bien des années quand tu disais que l’ile de Nisida était l’endroit qui te plaisait le plus… On est presque effrayé en la voyant sortir de la mer, si grande, si verdoyante, si rapprochée, tandis que les autres îles: Procida, Ischia, Capri se laissent à peine deviner. Les seules connaissances que je fais ici sont des connaissances musicales, Donizetti par exemple ».

Le 28 mai, Felix Mandelssohn visite Pouzzoles et la Solfatare, les cratères sont éteints. A Capri, il trouve que monter et descendre en pleine chaleur les 537 marches qui conduisent à Anacapri, « c’est un travail de cheval ». La grotte bleu l’enchante. Il quitte Naples début juin affirmant que l’air de ce pays là, ne vous permet pas la réflexion. La symphonie Italenne fut créée à Londres le 13 mai 1833. Mandelssohn est mort à Leipzig en 1847. C’est l’un des plus grand compositeurs romantiques inspiré par la musique italienne.

Sigismond Talberg, célèbre pianiste compositeur, né à Genève en 1812, vint finir ses jours à Naples, dans le quartier du Pausillippe, en 1871. Virtuose de la chapelle impériale à Vienne, en 1834 il rivalisa avec Liszt à Paris. Un jour qu’il jouait une sonate de Mozart, Berlioz dit à Legouvé qui se trouvait là:

« Ah, si Mozart était là, il entendrait son admirable Andante tel qu’il se le chantait à lui même ».

L’arrivée de Thalberg à Paris fut une révélation. Chopin ne l’aimait pas:

« Thalberg  joue excellemment, disait-il, mais ce n’est pas mon homme ».

Madame de Girardin prétendait que:

« Thalberg est un roi, Liszt un prophète et Chopin un poète ».

Le plus célèbre compositeur italien du XIX siècle est sans conteste Giuseppe Verdi. Il séjourna à Naples et composa pour le théâtre San Carlo. Il était né dans un petit village de la plaine du Pô, aux Roncole, en 1813. Son père tenait l’épicerie taverne du village. Par un curieux hasard des guerres napoléoniennes, Verdi est né dans le département du Taxo, administré par un préfet français. Son acte de naissance est rédigé en notre langue. Verdi est le précurseur des grands changements dans l’opéra. Il y fait entrer la violence. Il a déjà acquis de grands succès avec Nabucco entre autre, lorsque en 1848 il est présenté par le directeur du San Carlo, Cammarano, pour composer un opéra. Ce sera Luisa Miller, d’après un drame de Schiller.

Verdi séjourne à Naples avec son beau-père Barezzi et visite avec la région. L’opéra Luisa Miller est joué l’hiver 1849 mais n’obtient pas le succès escompté. Nous retrouvons Verdi à Naples en octobre 1857, il est en pourparlers pour un nouvel opéra: Gustave Roi de Suède. Entre temps, il avais composé « La Traviata ».

Gustave III ne verra pas le jour, au San Carlo, le Roi de Naples, Ferdinand II de Bourbon, qui avait été attaqué à la baïonnette l’année précédente, est sur ses gardes, et l’attentat à la bombe, commis en France par Orsini contre Napoléon III. L’invite à censurer un opéra qui raconte l’assassinat d’un monarque. Les napolitains, avertis de cette défection, prennent partie pour le compositeur et manifestent contre le gouvernement.

Gustave III sera donné à Rome en 1850, et s’appellera « Un ballo in maschera » (un bal masqué) avec un livret entièrement transformé. Il en sera fini des bons rapports de Verdi avec le théâtre San Carlo. Il ne pouvait tolérer qu’un employé du gouvernement « tripatouille » son livret. Verdi, a partir de 1859 militera pour l’unité de l’Italie, la même année, il épousera Giuseppina Strepponi, qui vivait avec lui depuis longtemps dans sa villa de Sant’Agata, bâtie à Bussetto, en province de Parme.

L’œuvre du musicien est immense, on connait moins son coté philanthrope. Il réorganisa l’enseignement de la musique, en 1871 à Naples, fut crée le premier conservatoire national. Il fit bâtir à ses frais à Milan, une maison de retraite pour les vieux musiciens.

La mort de Giuseppina, en Novembre 1897 dans leur villa de Sant’Agatha, affecta beaucoup Verdi. C’est à Milan, alors qu’il allait signer l’acte de fondation de la « Casa di Riposo » (maison de retraite) que la mort le surprend a l’hôtel, le 27 janvier 1901. Il repose dans la crypte de la « casa di riposo » de Milan. On l’y conduisit au son de « Va pensiero » du Nabucco, chanté par 900 choristes, accompagnés par les musiciens de la Scala, sous la direction de Toscanini.

Le grand rival de Verdi, en cette moitié du XIX siècle, est Richard Wagner. L’école allemande va supplanter l’école italienne dans la musique d’opéra. C’est une vrai révolution. Né à Liepzig le 22 mai 1813 la même année que Verdi, Wagner verra enfin sa musique triompher grâce à l’intervention quasi miraculeuse du jeune roi de Bavière, Louis II. Après ses pérégrinations à travers l’Allemagne, puis en Suisse, à Triesbsen. Wagner se retrouve à Venise. Entre temps, il avait épousé Cosima Von Bulow, la fille de Litszt. De Venise, il cherche un coin tranquille pour se reposer et composer. Il échange une correspondance suivie avec le jeune Roi Louis II de Bavière, ce qui nous vaut de connaitre ses impressions sur l’Italie du Sud.

Le 26 Aout  1876 il écrit:

« Naples nous plût extraordinairement, c’est la plus belle ville, et la plus incomparable du monde… Après un séjour de 6 jours, nous avons poussé jusqu’à Sorrente, ville de la naissance et de la mort du Tasse. Nous sommes à l’Hôtel Vittoria, sur un falaise abrupte, au dessus de la mer. Naples et le Vésuve sont en face, et proche de nous ».

En 1877, Wagner travaille à la composition de ce qui sera son dernier opéra: Parsifal. Sa santé commence à se dégrader sérieusement. Il passe l’hiver 1881 En Italie. Il écrit de Naples à son Royal correspondant:

« Auprès des mers ou s’étendent d’étroites prairies, vignes, oliviers, orangers, citronniers, s’entremêlent dans une sporadique et sauvage nature, à des lauriers, des myrtes, des cyprès et des pins. »

De Naples, il part avec Cosima à Palerme.

« A Palerme, on compte une moyenne annuelle de 13 journées sans soleil… et c’est ce soleil qui fait croître là, tout ce qui est beau avec tant de grandeur ».

En aôut, il est toujours à Palerme. De retour dans le golfe de Salerno, au cours de ses visites, sur la Côte Amalfitaine, au delà de Sorrente, c’est à Ravello, paysage d’une tranquillité incomparable qu’il s’écrit en voyant les jardin exotiques de la Villa Rufolo:

« Le jardin de Klingsor est trouvé ».

Klingsor le magicien de son Parsifal qu’il composa lentement, étant toujours souffrant. Il voyage entre Beyrouth et l’Italie, dirigeant la mise en scène de son opéra au Festspiel. Et il assiste à la création de Parsifal le 26 juillet 1882, dans un état d’extrême fatigue. Il mourra d’une crise cardiaque quelques mois plus tard, le 13 février 1883, à Venise dans le palais Vendramin.

En 1831, Hector Berlioz, obtient le 1er prix de Rome et séjourne à la Villa Médicis. A quelles mois près, il aurait pu rencontrer Mendelssohn. Né à La côte St André dans l’Isère, le 11 novembre 1803, ce musicien français, fils de médecin, s’est battu toute sa vie pour faire admettre sa musique. Il avait donné au conservatoire de Paris l’audition de sa symphonie Fantastique plus ou moins appréciée. Durant son séjour romain, il profite de visiter le sud de l’Italie.

Dans sa correspondance à sa famille, il écrit de Naples:

« Je suis frappé par la beauté des paysages et des filles des îles avec leur corset vert galonné de cuivre doré ».

A Pouzzole, comme Mozart et Mendelssohn, il va voir la Solfatare:

« On marche sur des croûtes brûlantes, il règne une odeur sulfureuse si forte qu’on peut à peine respirer ».

Berlioz se rend à Nisida:

« Petite île charmante, couverte d’arbres fruitiers, d’oliviers, d’orangers, en la voyant de loin… Je pensais à ma mélodie Irlandaise ».

En quittant Naples, fin octobre, Berlioz va excursionner dans les Abruzzes. C’est en souvenir de ces voyages qu’il composa plus tard, en 1834, la Symphonie Harold en Italie où l’on retrouve la toute passion et la clarté méditerranéenne. Après une vie mouvementée, Berlioz est mort à Nice le 8 mars 1869. Il est inhumé au cimetière Montmartre.

A propos des Grand chanteurs Italiens, après Caruso né à Naples, plus près de nous, un grand chanteur italien, Mario del Monaco, né à Florence en 1915, avait choisi Sorrente comme seconde patrie. Il donna plusieurs concerts à la salle à Paris et disait en enregistrant « O sole mio » « c’est pire que de chanter l’Otello de Verdi ». Il chantait magnifiquement « Torna a Surriento » (retourne à Sorrente) de Curtis.

La liste des musiciens qui ont composé pour célébrer Naples serait longue. Nous n’ajouterons que Debussy qui a composé « Les collines d’Anacapri ».

Rendons un dernier hommage à Lamartine qui a immortalisé Naples, Sorrente, les pêcheurs de Mergellina par son roman Graziella:

« Quand l’horizon du matin était limpide, je voyais briller la maison blanche du Tasse, suspendue comme un nid de cygne au sommet d’une falaise jaune.
L’île de Ischia qui sépare le golfe de Gaète du golfe de Naples, et un étroit canal séparé de l’île de Procida, n’est qu’une seule montagne à pic, dont la cime blanche et foudroyée, plonge des dents ébréchées dans le ciel… ».

Que voir à Naples

Si vous voulez rien perdre pendant votre visite à Naples, je vous conseil d’acheter le Routard Naples.

Vous y trouverez une première partie haute en couleur avec des cartes et des photos, pour découvrir plus facilement la ville et ses environs.

Mais aussi des adresses souvent introuvables ailleurs (visites culturelles originales, des cartes et des plans détaillés).

Naples, et plus précisément son centre historique, est le plus grand centre-ville inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, le Miglio d’oro et le parc national du Vésuve ont, eux, été reconnus comme réserve de biosphère.

Elle est aussi connue pour ses merveilles naturelles, comme les Champs Phlégréens ou le Vésuve, mais aussi pour la Villa Roseberry, ce qu’on appelle la Naples souterraine ainsi que la ville d’Herculanum et l’ancienne banlieue.

N’oublions pas non plus l’aspect historique, car Naples est une ville remplie d’histoire, mais aussi de musées.

Vous pourrez par exemple y trouver le musée archéologique de Naples, ainsi que le musée de Capodimonte.

Voici des suggestions qui vous permettront de ne pas rater les « must ».

Basilique de Santa Chiara à Naples

Basilique Santa Chiara à Naples

La basilique de Santa Chiara a été construite entre 1310 et 1340 sur l’ordre de Robert d’Anjou et de la reine Sancia.

C’est la plus grande basilique gothique de la ville, caractérisée par un monastère comprenant quatre cloîtres monumentaux.

La façade est sobre et imposante, avec une grande rosace centrale.

On accède à la basilique par un portail gothique du XIVe siècle surmonté de dalles de piperno, tandis que la façade en tuf jaune est précédée d’un pronaos à trois arches ogivales.

Le clocher reste séparé de la structure entière.

Sa construction remonte à 1328, mais n’a été achevée qu’au 16ème siècle, période où a été également équipé de cinq cloches.

À la base de la structure, nous trouvons quatre inscriptions, chacune racontant une phase historique de la fondation de la basilique.

Une inscription nous rappelle que les œuvres ont commencé en 1310.

L’écriture suivante indique que les œuvres ont pris fin en 1328.

La troisième dit que la basilique a été consacrée en 1340 et la dernière liste les personnages qui sont intervenus lors de la cérémonie de consécration, à savoir le roi, la reine et d’autres représentants célèbres de la maison royale.

Castel dell’Ovo

Castel dell’Ovo

Castrum Ovi nom latin du second château construit à Naples. Et l’un des plus représentatifs du paysage de la baie de Naples.

Son nom dérive d’une ancienne légende selon laquelle le poète Virgile. Considéré au Moyen Age par le peuple, un grand magicien, aurait caché un œuf dans le palais souterrain. Le château aurait été construit de sorte que l’œuf soutenait toute la forteresse. Sa destruction entraînerait l’effondrement du château et peut être même de la ville de Naples.

Déjà à l’époque romaine, 1 siècle avant JC, sur l’îlot de Megaride où se trouve le château, Lucullus y fit construire une villa magnifique et luxueuse. Fournie d’une riche bibliothèque et d’une piscine. Pour y élever séparément des anguilles et des poissons exotiques venus de toutes les dominations romaines.

Roger le Normand, après la conquête de Naples en l’an 1140, y fit construire le Château de l’œuf et en fit sa résidence. Avec les normands, commence un programme de renforcement de l’îlot Megaride. Après l’arrivée des Souabes dans Naples avec Constance de Sicile le « Castel dell’Ovo » fut encore renforcé en 1222 par Frédéric II. Qui en fit le siège du trésor royal renforçant encore le château et le dotant d’autres tours.

Charles d’Anjou, premier roi Angevin, fit déplacer la cour dans son nouveau château « Maschio Angioino » mais conserva le « Castel dell’Ovo » comme dépôt du trésor royal. Et y fit loger la famille royale. Il entreprit de nouvelles modifications et restaurations. Le château fut aussi, durant la même époque, prison d’état. Car Charles I y fit enfermer « Corradino di Svevia » avant de le faire décapiter sur la place du marché, ainsi que plus tard, les enfants de Manfredi et de la reine Elena Durazzo.

En 1370, suite à un événement sismique la plus grande arche naturelle, isthme de Megaride s’effondra et la reine Jeanne le fit reconstruire en briques. Elle vécu dans le château qui devint sa prison après que son neveu, Charles Durazzo l’ai trahi.

Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption à Naples

Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Naples

Imposante cathédrale dédiée à Notre-Dame-de-l’Assomption, située sur la Via Duomo, qui occupe une place remarquable au cœur de la ville gréco-romaine entre Via Anticaglia et Via Tribunali.

Plus tard, la Cathédral fut également consacré à San Gennaro, le saint patron de Naples.

L’intérieur est en croix latine à trois nefs avec 110 colonnes antiques. 

Magnifique la chapelle consacrée à San Gennaro, qui contient une coupole avec des fresques et 54 bustes, dont celui de San Gennaro, en argent.

L’entrée de la crypte, avec les reliques de San Gennaro, est gratuite.

L’entrée du baptistère, d’inspiration byzantine, coûte 2 euros par personne.

Centre historique de Naples

Naples centre historique

On ne peut pas visiter Naples sans voir son centre historique. Vous parcourez la via Toledo sur environ 900 m. Traversez une grande place (Piazza Carità).

Continuez et à droite, juste en face d’une banque (Banco di Napoli) vous trouvez la Via Maddaloni.

Prenez la, continuez tout droit, sur environ 200 m.

Jusqu’à ce que vous arriviez sur un place (Piazza del Gesù Nuovo) visitez l’église, chef d’oeuvre du baroque.

Sur cette même place vous trouverez un office de tourisme qui vous indiquera toutes les autres merveilles à découvrir.

En particulier sur la Via Benedetto Croce qui part de la place du Gesù Nuovo, à droite, vous arrivez devant l’une des merveilles de Naples, coté droit, l’église de Sainte-Claire (Santa Chiara) et son splendide monastère (visite plus que conseillée).

Toujours en continuant Via Benedetto Croce, vous êtes dans le centre historique de Naples.

En ligne droite, vous arriverez à la fameuse rue des crèches, San Gregorio Armeno.

3 des meilleurs musées de Naples gratuits + 50% de réduction pour les autres

Galleria Umberto I à Naples

Galleria Umberto I Naples

De cette endroit, devant vous, coté gauche, vous voyez les jardins du Palais royal.

Ce grand bâtiment rouge pompéien que vous apercevez au fond.

Dirigez-vous vers lui en longeant les jardins, vous arriverez devant le Théâtre Saint-Charles (Teatro San Carlo). 

Stop! Regardez en face, traversez la rue (attention trafic intense, prenez bien les cloutés!).

Voici la Galleria Umberto I de Naples.

Visitez, prenez des photos et achetez des cartes postales de Naples au bureau de tabac dans la galerie.

Admirant la majesté de la Galleria Umberto I de Naples, il est difficile de croire qu’elle a été construite en seulement 3 ans. 

Commencé en 1887 et achevé en 1890, il fut construit dans les mêmes années au cours desquelles, à Paris, Gustave Eiffel fabriqua la tour Eiffel.

La galerie Umberto I a 4 entrées: Via Toledo, Via Santa Brigida, Via San Carlo et Vico Rotto San Carlo.

Sur les colonnes placées sur les côtés de l’arc gauche sont représentés en marbre les quatre parties du monde. 

Le premier figure a gauche, symbolise l’Europe, la deuxième figure tient une coupe et représente l’Asie. 

Le troisième figure symbolise l’Afrique. La quatrième est une figure féminine que l’on pourrait qualifier de « colombienne » pour sa claire allusion aux découvertes géographiques.

Musée archéologique de Naples

Musée archéologique de Naples

Le musée archéologique de Naples a été inauguré en 1816 et est aujourd’hui l’un des plus importants au monde pour la qualité et la quantité des œuvres qu’il abrite.

Le musée archéologique, en plus de préserver les découvertes des fouilles de Pompéi, abrite des pièces de l’époque gréco-romaine, les antiquités égyptiennes et étrusques de la collection Borgia et les pièces de monnaie anciennes de la collection Sant’Angelo.

Trouvez plus d’infos sur le musée archéologique de Naples sur cette page.

Musée Capodimonte à Naples

Musée Capodimonte à Naples

Le majestueux palais royal de Capodimonte, entouré de magnifiques jardins et initialement conçu pour abriter la collection Farnèse, est devenu la résidence historique des Bourbons de Naples.

Le musée abrite aujourd’hui des collections d’artistes d’importance mondiale.

Ceux qui préfèrent l’art contemporain trouveront ici une collection comprenant l’œuvre « Vesuvius » du célèbre artiste Andy Warhol.

Trouvez plus d’infos sur le musée de Capodimonte sur cette page.

Naples souterraine

Naples souterraine

Des beautés indescriptibles et des lieux suggestifs à découvrir.

Visiter Naples souterraine, c’est faire un voyage dans l’histoire de plus de 2400 ans, du grec à l’époque moderne, à une profondeur de 40 mètres entre tunnels et citernes.

Pendant l’excursion, en plus d’admirer les vestiges de l’aqueduc romain et des abris anti-aériens de la Seconde Guerre mondiale, il sera possible de visiter gratuitement les vestiges de l’ancien théâtre gréco-romain, accessibles depuis une propriété privée.

Clic ici pour toutes les infos sur la visite de Naples souterraine.

Jardin botanique à Naples

Jardin botanique de Naples

Le jardin botanique de Naples (Real Orto Botanico) a été fondé au début du XIXe siècle, à l’époque où la ville napolitaine était dominée par les Français.

Aujourd’hui, est l’un des principaux jardins botaniques européens pour l’importance des collections et par nombre d’espèces cultivées.

Dans le jardin botanique de Naples, ils sont cultivés, à l’extérieur et à l’interieur, des milliers d’espèces herbacées, arbustes, et des arbres appartenant à nombreuses familles de plantes.

Il y a des représentants de presque tous les types de flore de différentes parties du monde, en raison du climat tempéré dans lequel des espèces d’environnements subtropicaux survivent également.

Parmi les collections les plus importantes, il y a:

  • la collection de Cycadales, qui est parmi les plus important au monde
  • les collections de plantes des déserts africains, américains, asiatiques et australiens
  • le groupe de fougères arborescentes, unique en Europe
  • la collection de palmiers
  • les vases avec la collection de orchidées et plantes bulbeuses italiennes
  • la collection des plantes aériennes
  • le bosquet d’agrumes

Le jardin botanique de Naples se trouve à Via Foria, 223.

Pour le visiter il suffit de sonner à l’entrée du portail, le gardien vas vous ouvrir et vous pouvez entrer gratuitement.

Palais Royal de Naples

Palais Royal de Naples

Le palais royal de Naples a été fondé en 1600 par le roi d’Espagne Philippe III de Habsbourg.

Il s’agit en fait d’un des joyaux architecturaux de la ville de Naples, situé au cœur du centre historique, sur la Piazza del Plebiscito.

Trouvez plus d’infos pour une visite réussite du Palais Royale de Naples sur cette page.

Piazza del Municipio et Maschio Angioino à Naples

Maschio Angioino

Dirigez-vous vers la droite pour traverser l’immense place (Piazza del Municipio).

Restez à gauche de la place et longez le château des Angevins (Maschio Angioino ou Castel Nuovo).

Arrivé devant son entrée, admirez le magnifique arc en marbre qui surmonte cette entrée.

Majestueux, imposant, premier rempart de la sirène Parthenope pour ceux qui débarquent sur ses côtes: c’est ainsi que se présente le Castel Nuovo, forteresse angevine construite par Charles Ier d’Anjou et construite à partir de 1279.

Le monarque français souhaitait vivement que cet édifice corrige l’absence d’un véritable château qui gardait la ville.

En effet, Castel dell’Ovo (Ier siècle av. J.-C.) était une structure ancienne et inadéquate, tandis que le château Capuano (1160) ne bénéficient pas d’une position stratégique satisfaisante.

Le projet et la construction du manoir ont été dirigés par l’architecte Pierre de Chaule qui a achevé les travaux en seulement 5 ans, créant non seulement une forteresse, mais également un nouveau domicile pour les souverains.

Clic ici pour les billets d’entrée

Piazza del Plebiscito à Naples

Place Plebiscito Naples

Sortez de la galerie par le même coté et traversez de nouveau.

Continuez sur la droite et après quelques pas, vous vous retrouvez sur une immense place: Piazza del Plebiscito.

Au fond de la place, l’église de Saint François de Paul.

Mettez vous face au palais Royal des Bourbons.

Admirez les statuts des principaux Rois de Naples.

Vous y trouverez Charles I, premier Roi Angevin et frère de Louis IX (Saint Louis), mais aussi, Murât.

Regardez bien la place, vous y verrez un bar, juste en face du palais, coté droit.

Le fameux Gambrinus, offrez vous un café et la spécialité napolitaine la « sfogliatella ».

Admirez les salles intérieures.

Demandez les toilettes, cela vous permettra de découvrir d’autres salles avec de splendides décorations.

Maintenant sortez du Gambrinus e restez sur le trottoir.

Traversez la Via Chiaia, continuez tout droit. 

Via Toledo, c’est la rue la plus commerçante de Naples et la plus animée. 

Stendhal avait écrit:

Je pars. Je n’oublierai pas plus la rue de Tolède que la vue que l’on a de tous les quartiers de Naples : c’est sans comparaison, à mes yeux, la plus belle ville de l’univers.

Conclusion

N’hésitez pas à visiter cette magnifique ville chargée de 2500 ans d’histoire. Vous ne risquez rien.

Et toutes les histoires à propos de la mafia et camorra n’ont rien a voir avec le touriste. Qui est respecté et aimé des napolitains.

Ok, de temps en temps on chippe. Mais à Paris, Londres, Madrid et autres villes, ne faut il pas faire attention à son sac dans les lieux publics?

Naples n’est pas pire, je dirais même que c’est beaucoup plus tranquille.

Pour bien visiter Naples je vous conseil d’y loger pour quelque jour. La ville est très grande et le choses a voir sont vraiment beaucoup.

Pas de panique, partez sans crainte une journée à Naples, une heure de train au départ de Sorrente.

Si vous ne choisissez pas la visite guidée, a la gare « Garibaldi » vous trouverez des bus qui vous emmènerons au musée archéologique, dans la Naples historique et sur la colline du Posillipe pour admirer le panorama.

Voici d’autres articles qui pourraient vous intéresser