Voici un extrait du livre Pompeia de Ernest Breton (né à Paris en 1812 et mort en 1875), à propos de Pompei, bonne lecture.

Célèbre au temps des Romains par ses vins, ses roses et ses délices, la Campanie, au dire de Florus (L. I. 16), était le plus beau morceau non-seulement de l’Italie, mais de l’univers.

Fleur du jardin du monde, s’écrie Bulwer, fontaine de délices, Italie de l’Italie, belle et généreuse Campanie!

Que les Titans étaient vains, si, habitant ce lieu, ils ont combattu pour obtenir un autre ciel! Si Dieu avait voulu que cette pénible vie fut un jour de fête perpétuel, qui ne voudrait le passer tout entier ici sans rien demander, sans rien espérer, sans rien craindre , tant que ton ciel lui sourirait , tant que la mer étincellerait à ses pieds, tant que ton atmosphère lui apporterait de doux messages de la violette et de l’oranger, et tant que le cœur, content de n’éprouver qu’une seule émotion, trouverait une bouche et des yeux capables de lui persuader, ù vanité des vanités, que l’amour, en dépit de l’usage, peut être éternel? […]

Du côté de la mer, le rocher de lave sur lequel la ville repose se termine assez brusquement, en sorte que les habitations descendaient en amphithéâtre jusqu’au rivage, et, du haut de leurs terrasses, l’œil embrassait à la fois, au midi, la vaste étendue des mers, le golfe de Stabie, les rives de Sorrente, le cap Minerve et l’île de Caprée; à l’ouest, les côtes de Pausilippe; au nord, Naples et le Vésuve.

Il faut avoir vu ces lieux enchantés pour se former une juste idée de ce merveilleux paradis que le destin avait placé si près de l’une des bouches de l’Enfer […]

Néron  augmenta le nombre des habitants de Pompéi et en peu de temps elle devint une des villes les plus florissantes de la Campanie; son port était l’entrepôt de tout le commerce de Nota, d’Acerra, de Noceria {Nocera dei Payani) et d’Atella (Arcrsa), villes alors importantes.

Tite-Live et Florus parlent de ce port comme étant magnifique et propre à recevoir une armée navale; Publius Cornelius y amena sa flotte.

Le commerce de Pompéi était encore favorisé par le Sarnus, petit fleuve alors navigable, aujourd’hui simple ruisseau, qui, coulant loin de son ancien lit, va se jeter dans la mer à peu de distance de Stabia.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici le livre en entier: « clic ici«