Alexandre Dumas, né le 24 juillet 1802, séjourne à Naples en 1835 avec le peintre Louis Godefroy Jadin. Il publiera en 1843 le fameux Corricolo, Passionnant récit de son séjour à Naples.

En 1835, il rentre à Naples sous un faux nom: M. Guichard.  « Etant à Rome, je n’avais pu obtenir de l’ambassade des Deux-Siciles l’autorisation d’aller à Naples. Afin d’éluder ce refus, j’avais, comme je l’ai raconté ailleurs, passé la frontière napolitaine grâce au passeport d’un de mes amis. Pour tout le monde je m’appelais donc du nom de cet ami, c’est-à- dire monsieur Guichard, et pour quelques personnes seulement j’étais Alexandre Dumas.  » (extrait du corricolo)

En 1860, Il est avec Garibaldi à son entrée dans Naples, nommé par Garibaldi Directeur des fouilles et du musée archéologique de Naples, il occupe  cette charge pendant trois ans (1861-1864) (il assistera même à une petite éruption du Vésuve!)  A cause du mécontentement des Napolitains qui acceptent mal qu’un étranger occupe une telle charge, il préfère démissionner et rentrer à Paris.

Naples: une Rue à son nom,  via Alessandro Dumas padre
La Rue Alexandre Dumas célèbre le souvenir de la période « napolitaine » de l’écrivain. de son premier voyage à Naples en 1835 Il publie un récit de voyage (Corricolo),  Dumas retourne ensuit à Naples en 1860 : il y restera 4 ans et y écrira La San Felice.  Ami de Garibaldi, celui-ci le nomme directeur des fouilles et des musées. Il logera dans le palais de Chiatamone, aujourd’hui disparu. C’est à peu près à son emplacement que se trouve la via Alessandro Dumas, dans le quartier de Santa Lucia (officiellement San Ferdinando), près du Castel dell’Ovo.

Voici quelques passages du livre:

Nous étions descendus à l’hôtel de la Victoire. M. Martin Zir estle type du parfait hôtelier italien: homme de goût, homme d’esprit,antiquaire distingué, amateur de tableaux, convoiteur de chinoiseries,collectionneur d’autographes, M. Martin Zir est tout, excepté aubergiste. Cela n’empêche pas l’hôtel de la Victoire d’être le meilleur hôtel de Naples. Comment cela se fait-il? Je n’en sais rien.Dieu est parce qu’il est.C’est qu’aussi l’hôtel de la Victoire est situé d’une manière ravissante: vous ouvrez une fenêtre, vous voyez Chiaja, laVilla-Reale, le Pausilippe: vous ouvrez une autre, voilà le golfe,et à l’extrémité du golfe, pareille à un vaisseau éternellement à l’ancre, la bleuâtre et poétique Caprée; vous en ouvrez une troisième,c’est Sainte-Lucie avec ses mellenari, ses fruits de mer, ses cris de tous les jours, ses illuminations de toutes les nuits.

Visitez la page dédiée au Corricolo (ou si vous êtes très curieux, achetez ce livre).

Bonne lecture et à bientôt